Formation et influences

Les débuts

 

     Christian BAECHLER né en 1947 à Saint Julien en Genevois (74) a eu un premier contact avec la peinture par une scène de chasse à courre, toile achetée par son père. Les reproductions des oeuvres plus impressionnistes du dictionnaire Larousse ont conforté son attirance précoce pour la peinture. Il commence par reproduire les pochettes des 33 tours des géants du jazz et des chanteurs de rock des sixties.

 

     En 1970, on lui offre sa première boîte de couleurs à l'huile. C'est pour lui un souvenir très fort : "sa madeleine". Grâce à la méthode ABC il s'aventure dans les diverses techniques picturales. Il se documente sur les différents mouvements de peinture surtout l'Impressionnisme et le Fauvisme et fréquente assidûment le musée du Jeu de Paume.

Le déclic

     Le véritable déclic est la rencontre avec André HAMBOURG à Trouville-sur-Mer en 1972. Ce dernier passe de nombreux moments à partager conseils, anecdotes et commentaires techniques. Cette première influence capitale est enrichie par divers contacts avec d'autres peintres de la Marine : Jacques BOUYSSOU, Fernand HERBO, Gaston SEBIRE ainsi que les artistes Pierre GAILLARDOT, connu pour ses aquarelles de chevaux et des halles de Paris, Daniel du JANERAND et Bernard LORIOT, peintres normands.

Les études

 

     Plus tard, il suit des cours au "Petit Collège" de Lyon avec Jean-Jacques TARRARE. Celui-ci qualifie sa peinture de "fusaresque" et lui conseille de rencontrer l'artiste. La visite de l'atelier de Jean FUSARO le marque particulièrement : "chez HAMBOURG la lumière inonde la toile de l'extérieur et chez FUSARO de l'intérieur..."

L'évolution

 

     C'est à partir de ce moment qu'il emploie le support papier qui lui permet une plus grande liberté d'exécution. Parallèlement, sur toile, il utilise des empâtements avec glacis dans lesquels le sujet se fond, se minéralise...

    

     Son style et sa technique évoluent selon le support et le médium utilisés. Le fusain, l'aquarelle ou la peinture à l'huile sur papier lui permettent une réalisation spontanée et épurée. Sur toile, il travaille la matière.

Le style

     Christian BAECHLER considère que le style peut être un carcan car il peut limiter la créativité ; l'artiste étant tenté de se copier indéfiniment. Citons de KOONING : "le style est une tromperie... La force réactionnaire du pouvoir est qu'il maintient le style et les choses en marche. Je pense que c'est l'idée la plus bourgeoise qui soit que de penser qu'on peut produire un style à priori. Désirer créer son style est une excuse pour sa propre angoisse". Pour lui c'est donc le sujet qui commande le peintre.