L'exposition

    
 

Le vernissage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation

ZOOM ! JAZZ ! J’adore ! Un univers passionné signé CHRISTIAN BAECHLER.

 

L’AFFICHE NOUS ACCUEILLE A L’ENTREE, elle offre un feu  d’artifice de couleurs, c’est une correspondance subtile et dense de rouges, de verts, de bleus, de noirs, de roses, avec en filigrane le violet, passerelle et finalité indispensable. C’est une musique chaude, enveloppante où surgissent, comme autant de notes de musiques éparses les visages des musiciens incorporés dans une partition irisée. L’invitation à l’exposition est posée, RENTRONS !

A DROITE, sur une grande toile horizontale, la musique de jazz que semble jouer un orchestre nous plonge encore plus dans l’ambiance : mêmes couleurs, mêmes tonalités que sur l’affiche mais ici le mouvement bat son plein. Les musiciens sont omniprésents, ils exécutent le morceau d’un même élan, pénétrés par la même musique qui les possède, absolument pénétrés par elle ! Et les couleurs s’animent comme autant de variations.

 

LEVONS LES YEUX : un soliste se détache tout en haut de l’escalier, il est comme le gardien du monde pictural à découvrir. Un monde nous le savons déjà vibrant de tonalités nuancées, de sensations polychromes et musicales.

 

EMPRUNTONS L’ESCALIER et c’est le face à face inévitable : crevant la toile, Ray Charles en chemise blanche joue sur son piano devant nous, ses mains sont absentes mais on les devine car le peintre sait rendre le balancement du corps et le poids d’une présence au monde. Le visage noir se détache et rayonne de sensualité. Le noir et le blanc créent ici une unité, ils affirment la force d’une musique et d’une voix.

 

A côté de Ray, l’hommage à Miles dans une explosion de couleurs qui cernent l’artiste à tel point qu’elles semblent le confisquer, il est bien ailleurs dans le jazz, avec le jazz, pour le jazz. Comme ce trompettiste aux mains immenses, aux joues enflées dont le corps entier est parcouru par la musique. Il crève aussi l’écran comme Ray !

 

DANS UNE SALLE TOUTES LES HUILES SONT REGROUPEES : épaisseur de la peinture et mosaïque des touches de couleurs rendent les multiples variations faites par divers musiciens : saxophoniste, trompettiste, clarinettiste, violoncelliste…chaque toile exprime cette musique spontanément créative, à nous de retrouver dans chacune d’elle l’instrument de musique et celui qui joue en s’effaçant le plus possible. C’est alors une évidence, tout y est : le rythme dans le corps, la puissance du souffle, la précision des gestes. L’huile grâce à l’épaisseur des petites touches de couleur rend l’osmose souveraine entre une musique, un musicien, un instrument. Christian Baechler cisèle sa peinture comme un orfèvre. Là on surprend Sonny aux mains délicates et tendres, il joue entouré de couleurs qui sont autant de notes. White Sax à ma préférence car le musicien est ici dévoré par la musique c’est comme s’il n’existait plus : il est complétement absorbé par de fines taches blanches et l’on ne voit plus que son visage. C’est une sensation très forte, comme si des flocons de neige le faisaient disparaître pour mieux révéler la plénitude de son jeu. Chet Baker envahit la toile bien qu’au repos, la main épuisée par le don total, ici le violet domine car les couleurs s’enfoncent dans la nuit et le silence nous submerge.

 

CHANGEONS DE SALLE : une série de toiles sont cernées par une peinture noire servant de cadre. Gros plan sur les mains de Sonny Rollins qui joue avec aisance ; des ombres légères bougent sur la chemise blanche d’Archie Shepp, elles disent le rythme insensé de ses mains géantes car nous ne voyons qu’elles au premier plan, la musique est projetée par elles de la scène dans l’espace. Il y a aussi ce trompettiste qui est totalement concentré sur un fond violet : finit-il de jouer ? Retrouve-t-il avec peine la réalité ? Peut-être va-t-il commencer à jouer ? Nous ressentons sa solitude. Quant au contrebassiste il lutte avec la contrebasse, le regard noir, les muscles saillants, seul aussi dans ce corps à corps fusionnel. Constat : le fond violet accentue la distance entre la salle et l’interprète parfois.

 

Une autre série de toiles dans cette même salle sont cernées par une peinture blanche qui leur sert de cadre. Les musiciens ne sont plus sur la scène alors, mais ils sortent du tableau : c’est Archie qui effleure l’instrument de ses mains longues et belles, sa musique devient caresse à nos oreilles. Ici des fonds noirs nous parlent de la nuit ; là, des épaules s’agitent habitées par le rythme ; plus loin les mains d’un virtuose en action nous interpellent, des mains, un saxophone tout près de nous et la musique sort tout entière de la toile. Quant au musicien rouge, il n’est que passion, passion pour le jazz qui se répand et circule autour de nous.

 

Terminons sur l’acrylique au fond blanc : le peintre saisit à vif le mouvement des musiciens, il le décompose, le recompose, ça bouge, ça s’agite ça se déchaîne. Quant aux fusains, le musicien n’est plus que rythme et le peintre en saisit l’essence.

 

Bravo Christian pour nous avoir fait vivre ta passion pour le jazz, bravo pour ce dialogue presque fusionnel entre deux arts : luxuriance, rutilance, sensualité, virtuosité, précision, mouvement, thèmes démultipliés à l’infini, tout simplement la vie dans son intensité, son authenticité et sa profondeur. Zoom ! Jazz ! Peinture ! J’adore !

 

Liliane Lil (écrivain).


Communication

 

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